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Salut à tous, nous vous présentons Clément un super biker adepte de road trip à vélo, chez Qaou on adore car on est persuadé que c’est le meilleur moyen de transport ! Ça a le mérite de ne pas polluer, surtout si l’on adopte le « leave no trace »  et en plus ça permet de bien profiter des environnements que l’on traverse. Clément va vous prouver qu’à vélo on peut vivre de superbes aventures pas forcément au bout du Monde. Let’s go ! 

Salut Clément ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Salut Qaou ! Je m’appelle Clément et du haut de mes 24 ans je suis un assoiffé d’aventure et de vélo. Je suis tombé dedans quand j’avais 18 ans à un moment ou le fixie était en plein boom. Comme beaucoup d’autres de mon âge je m’en suis monté un et le virus m’a pris très vite. Les merveilleuses rencontres autour des différents rides organisés ont fait que je cherchais à aller toujours plus vite et toujours plus loin. Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir participé à plein d’événements très variés autour du vélo et cette communauté prend une part très importante dans ma vie. Je continue à réaliser plein de projets dans ce milieu et j’aime les partager avec le plus grand nombre.

Tu as entrepris un long périple à vélo récemment, peux-tu nous en dire plus ?

Mon itinéraire autour de l’Europe s’est articulé autour de plusieurs événements. Tout d’abord, je savais que le début se ferait à Bruxelles.
Les championnats d’Europe de coursiers à vélo y ont lieu et mon dossard est déjà réservé. Par la suite c’est un rendez-vous à Milan avec l’ami Jérôme qui m’attend quelques semaines plus tard.
J’ai donc pris mon temps pour mettre le cap plein Sud et traverser les Alpes. On a passé quelques jours dans la magnifique vallée d’Aoste au nord-ouest de l’Italie.
Voulant laisser place à l’imprévu, je n’avais pas encore programmé la suite du voyage. Après ce premier mois sur les routes, j’ai décidé de suivre les Eurovélo, ces itinéraires cyclables qui traversent l’Europe. Ils offrent un balisage très précis tout au long du parcours et l’itinéraire est réfléchi pour traverser les endroits intéressants des régions traversées. Mon choix s’est tourné vers l’Eurovélo 7 entre l’Italie et Berlin.
Seulement, à chercher l’imprévu, j’ai rencontré Rory à Prague qui m’a parlé des championnats polonais de coursier à vélo à Cracovie. Ni une ni deux, je modifie mon itinéraire et décide de m’y rendre pour participer à la course. Après une semaine d’événements en tout genre, je termine premier Français de la compétition ! On ne dira pas que j’étais aussi le seul Français !! On est déjà mi Août et je suis à des milliers de kilomètres de Paris, il faut penser à rentrer. Gabriel, un Anglais ayant participé à la course en Pologne se rend lui aussi à Berlin et nous avons parcouru ensemble les 600 km qui séparent les deux villes.
Une fois à Berlin, je me rends à l’évidence, il faut prendre un train pour être à temps à Paris. J’embarque donc dans un train qui m’emmène jusqu’à Cologne. Il me reste la route entre Cologne et Paris à faire pour déguster les dernières bonnes bières de la région et signer la fin de cet incroyable périple.

Quelle a été ta grande motivation durant ces voyages ? Le challenge ? Les rencontres ? Les paysages ?

Eh bien à mon avis c’est un savant mélange de tout ça ! D’autant plus qu’en plusieurs mois de voyage ma vision a un peu changé.

J’étais parti avec un esprit très compétiteur, à vouloir rouler beaucoup, tous les jours, pour aller toujours plus loin, voir ce qu’il y a derrière cette colline, ce village, cette frontière… J’en prenais vraiment plein les yeux et j’ai comme ça traversé les premiers pays assez rapidement sans avoir rencontré beaucoup de monde car je dormais souvent en bivouac sauvage.

Quand on sort de son quotidien de travail c’est super satisfaisant de dormir dans la nature en ne dépendant de rien ni de personne. C’est en prenant une vraie pause que j’ai changé mes objectifs, j’étais à la fois super heureux de tout ce que j’avais pu découvrir mais il manquait quelque chose à ce voyage, et ce quelque chose c’était les gens, les rencontres. Pour moi la plus grande richesse d’un pays vient des habitants eux mêmes, de leurs histoires, de leurs vies. J’ai donc décidé de prendre mon temps et de faire plus de rencontres sur mon voyage. C’est parfois difficile de sortir de sa zone de confort et de se forcer à aller vers les autres mais le résultat est toujours là. Ces rencontres passent d’abord par le simple fait de se faire héberger. Même si le confort de la tente me suffit, une soirée passée chez des inconnus est précieuse et inoubliable.

-Comment t’es-tu préparé à ce voyage ?

Comme je débutais j’ai énormément échange avec mon entourage, ceux qui ont beaucoup voyagé, d’autres moins et c’est comme ça que j’ai monté mon projet en piochant des bons conseils a droite et à gauche.

J’ai rassemblé le matériel nécessaire petit à petit ainsi que toutes les bonnes infos. En plusieurs mois, ce qui n’était qu’un rêve, qu’une idée, se clarifiait et prenait sens. Malgré cette organisation, je voulais laisser une grande part à l’inconnu, pour pouvoir vivre ce voyage sans contraintes et être souple en fonction ce qui allait se trouver sur mon chemin. Les itinéraires n’étaient donc pas fixes au moment du départ, seulement des idées de villes à voir, plus ou moins ordonnées

La préparation est toujours une phase longue et qui peut être sans fin, en soi on n’est jamais prêt pour un si grand départ !  Le jour J jamais personne n’est prêt à 100%, mais il faut savoir partir coûte que coûte, sans quoi ces projets restent au stade de projets.

-Comment choisis-tu tes lieux de bivouac ? Tu les prévois à l’avance ou tu y vas au feeling ?

Je prévois toujours mais assez tardivement.

C’est à dire qu’en milieu d’après midi, je fais une pause ou je regarde la carte sur mon téléphone, j’estime ou je serais le soir en fonction de la météo, la fatigue, l’envie, etc…

A ce moment je repère un point d’eau proche du trajet planifié, cela peut être un lac, une rivière, ou autre et j’alterne entre la vue classique et la vue satellite du gps pour localiser les endroits sympas. Très souvent une fois sur site cette technique montre son efficacité, mais parfois il faut continuer à chercher ou faire quelques kilomètres de plus pour trouver l’endroit idéal. Lorsque je suis avec des locaux je demande toujours leurs conseils sur les endroits ou s’arrêter, parfois cela fait faire des détours mais ça en vaut toujours la peine !

La préparation est toujours une phase longue et qui peut être sans fin, en soi on n’est jamais prêt pour un si grand départ !  Le jour J jamais personne n’est prêt à 100%, mais il faut savoir partir coûte que coûte, sans quoi ces projets restent au stade de projets.

Peux-tu nous faire un petit point sur le matos que tu as emporté ce qui te semble primordial.

Enumérer tout ce que j’ai pris serait trop long, mais je vais te résumer la philosophie derrière le choix du matériel. Tout d’abord il faut bien comprendre les objectifs qu’on se donne pour le voyage (nombre de km/jour, type de vélo, type d’hébergement…).

 

“De mon côté je voulais trouver un compromis entre minimalisme et confort. Je ne voulais pas emmener toute ma maison mais je voulais un peu de confort. C’est ce qui m’a tourné vers la tente Qaou par exemple.”

 

Il me fallait un hamac pour le voyage. Pour des pauses sympa ou quelques nuits je trouve ça super agréable. Je voulais aussi une tente assez légère mais dans laquelle je pourrais me tenir assis pour me changer ou chiller un peu les jours de pluie par exemple. Je me voyais mal passer des heures à attendre la fin d’un orage sans même pouvoir m’assoir dans la tente.

J’ai cherché ce même compromis dans tout le reste de mon matériel et j’ai toujours essayé d’imaginer le nombre de fois ou j’allais me servir de chaque objet présent dans la check list. S’il est peu utilisé, alors on peut se poser la question de son utilité. De même avec les habits, je suis parti avec une tenue de vélo et une tenue civile. Pas plus. Je les lavais à tour de rôle, et je n’ai jamais eu besoin de plus.

Partir en été m’a aussi permis de voyager plus léger car je n’avais que très peu d’habits chauds et certains ne m’ont jamais servi grâce à la bonne météo en général. Je n’ai jamais eu froid et je n’ai eu des conditions orageuses que pendant une dizaine de jour à l’échelle de tout le voyage.

Tu as une chaine YouTube où tu parles un peu de tout ça, peux-tu nous en dire plus ?

Pendant mon périple j’ai beaucoup partagé via Instagram. J’étais tellement heureux de ce voyage qu’il me semblait important de faire profiter aux autres de ces moments de bonheur. Je me suis rendu compte après ce voyage que beaucoup de gens ne savent pas trop comment se lancer dans de telles aventures, y compris dans mes amis proches.

J’ai voulu faire cette chaine pour à la fois partager mes expériences mais aussi apporter tous les conseils que j’ai moi même cherché longtemps.

C’est donc autant destiné à un non cycliste qui souhaite partir voyager qu’a un cycliste averti qui cherche de l’inspiration pour de nouveaux projets plus fous.

Parce que oui j’ai aussi ce coté un peu fêlé ou plus un projet est débile voire impossible, plus il me plait ! C’est surement pour ça que je me suis inscrit à la Born to ride, une course en solitaire et sans assistance entre Rambouillet et les Pyrénées, au total, ce sera environ 1200km de course à parcourir en moins de temps possible, départ le 7 août !

-Un conseil à donner pour un premier voyage à vélo en solo ?

Partir ! Pour de vrai ! On se pose toujours plein de questions, sur le matériel par exemple. On voit mille histoires d’aventuriers avec un budget matériel incroyable, mais il y a aussi bien des gens qui partent plus modestement, pour de plus courtes distances et pourtant leurs voyages ne sont pas moins intéressants. Partir est un cap, c’est savoir que l’on quitte sa maison et le confort qui va avec. Même pour une journée ou un week-end le départ est difficile, mais une fois passé ce cap du  départ c’est un bonheur immense de voyager. Si tu lis encore ces lignes c’est que tu n’as pas compris la leçon, ferme ton ordinateur, et profite de ce que la nature t’offre. Seul ou à plusieurs ça restera des souvenirs magiques et inoubliables.

Merci à toi Clément pour ce partage d’expérience, merci également d’avoir fait confiance à la tente Qaou pour t’accompagner durant ce périple ça nous fait super plaisir ! Nous espérons également que cet article a pu donner des idées à certain et, peut-être, en a-t-il aidé d’autres à passer le pas ! N’hésitez pas suivre les aventures de Clément sur les différents réseaux. ⬇️⬇️⬇️

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